L'hostilité de l'ONU ne dérangera pas Netanyahu, mais il suscite désormais la colère des États-Unis | Patrick Wintour

Patrick Wintour - TheGuardian - 27/09
La tension entre le Premier ministre israélien et l'ONU n'a jamais été aussi forte, mais son comportement concernant le cessez-le-feu au Liban lui pose un problème encore plus grave.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu utilise depuis des décennies des discours improvisés à l’ONU pour le dénoncer. En 2017, il a déclaré que le pays avait été « l’épicentre de l’antisémitisme mondial » et qu’il n’y avait « aucune limite aux absurdités de l’ONU lorsqu’il s’agit d’Israël », mais jamais les tensions entre lui et l’organisme qu’il injurie n’ont atteint un tel degré.

Depuis le massacre du 7 octobre perpétré par le Hamas, Israël a ignoré quatre résolutions de l’ONU appelant à un cessez-le-feu à Gaza et n’a pas seulement qualifié l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens Unrwa d’État terroriste, mais a lancé une campagne pour la mettre en faillite. Les envoyés arabes ont quitté le pays lorsque l'ambassadeur israélien a commencé à parler.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, désormais lui-même membre quasi-à part entière de l’ONU, a déclaré jeudi devant l’Assemblée générale dans son discours qu’Israël ne méritait plus d’en être membre, car il bafouait ses résolutions.

C’est le rôle historique de l’ONU dans la naissance de l’État d’Israël, aux côtés d’un État pour les Palestiniens, avec la résolution de partition de novembre 1947, qui fait d’Israë...
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